Vincent Isabel

Résidence de maîtrise 2024-26

« Ce projet est une installation alliant des parties électroniques, d’objets récupérées et matériaux organiques, et lie l’œuvre et au corps par un langage partagé : l’électricité. Elle nous ramène à ces règles et phénomènes invisibles qui nous rapproche de la terre, et désacralise le corps de sa position face à la matière. Il se forme une communication entre chaque chose, soit vivanteou non-vivante, pour créer un paysage sonore bruitiste. C’est une forme de témoignage des logiques habitant les objets par le mouvement de détérioration de leur matière sous différents environnements.

 

Les appareils seront performés, où les gestes et mouvements incarnent la mythologie duncyborg dysfonctionnel. Par l’interaction avec des instruments indomptables et imprédictible, il yrecherche une identité reconstruite dans une adaptation en continue. Ce sera bruyant et silencieux, informe et plein d’erreurs à travers ces instruments assemblés de toutes pièces.

 

Mon processus est ancré dans une éthique DIY : l’instabilité, et le hasard y sont des moteurs créatifs et des phénomènes acceptés dans la fabrication et la performance de ces dispositifs. Cela vient d’un désir de naviguer les erreurs du système technologique et les faux-mouvements qui résultent de ces situations, pour pouvoir les laisser s’exprimer. C’est aussi un rapprochement d’artisanat tels que la céramique et la joaillerie, avec de nouvelles formes d’artisanat électroniques. Le tout prend forme comme des sculptures et machines à bruitsinteractives. »

À propos

Vincent Isabel est un bricoleur, artiste sonore et performeur basé à Québec. Sa pratique explore  le filet de relations et les mythes entre corps, environnement et technologies. Il utilise des assemblages de circuits électriques, d’objets rescapés et de matériaux organiques pour fabriquer des instruments et des systèmes bruitistes. Il y provoque et apprivoise la perte de contrôle comme moteur de performance; les espaces d’erreurs et de glitch deviennent moments de poésie, contestant les rapports de contrôle entre l’humain et le non-humain. Cet ensemble de fabrications et performances propose des imaginaires et rapports alternatifs face aux objets technologiques, et un retour vers leur matérialité.

 

Il travaille de manière artisanale et DIY, jouant avec l’agencement de matières brutes et de nouveaux médias. Il mène notamment des workshops sur le DIY électronique, la programmation et l’utilisation de microcontrôleurs. Diplômé d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université Emily Carr en 2024, Vincent poursuit actuellement une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval et collabore avec le centre Avatar dans le cadre de la résidence de maitrise en centre d’artiste.

À propos de la résidence de maîtrise

Chaque année, Avatar décerne une résidence à un·e étudiant·e de la maîtrise en arts visuels de l’Université Laval. Pendant ses deux années d’études, l’étudiant·e bénéficie d’un accès illimité aux espaces et aux équipements d’Avatar afin de mener à terme son projet de maîtrise. Cette initiative est possible grâce à la collaboration de l’École d’art de l’Université Laval.