Projet d'initiation à l'art audio, 12 minutes 54 est né d'un dialogue entre la danse et le son. À l'aide de capteurs sonores, différentes phases d'une structure chorégraphique sont d'abord enregistrées...
« Éloge de l’armée russe » est une installation image-son qui joue sur les notions d’apparition et disparition sonores. Construit d’une manière très simple – table tournante, amplificateur, speakers et l’élément le plus important que est un vinyl glacé, qui représente la transformation d’un objet connu qui (la transformation) évoque le jeu enfantin et l’enjeu de pouvoir s’y abandonner. Le vinyl transformé est enrobé d’une matière transformée – l’eau dans un de ses états. L’installation prend un aspect performatif quand l’aiguille de la table tournante est mise en jeu avec le vinyl glacé. Cette confrontation résulte et une « images » sonore de leur jeu. L’aiguille lit et la glace est lue.
La Macchina Ricordi Numérique est une interface utilisable en studio, en performance et en installation qui permet l`accumulation et la réinjection de sons en boucles. Le résultat est une masse sonore évolutive, une compression du temps présent. Manifestement, les règles de composition se formulent à travers le processus même. Ce système oblige donc à s`inscrire dans un processus de construction sonore en direct et permet d`ouvrir le circuit fermé de la boucle tout en multipliant ses effets. Essayez-la !
EX MACCHINA RICORDI : Livret + Essai + Documentation
VOIX SÈCHES, exécutions a cappella, uniquement la voix comme source. Sept vo ix du domaine de la poésie sonore, de la musique vocale, de la musique de bouche; sept improvisateurs de cinq pays, adepte de la performance acoustique se prêtent ici au jeu di traitement numérique en temps réel, avec la Macchina Ricordi , la MR, une machine à musique virtuelle, une pièce de lutherie numérique, un logiciel voué à la composition sonore.
Joane Hétu, Steve McCaffery, Clive Robertson, Giovanni Fontana, Bartolomé Ferrando, Joachim Montessuis et Denis Belley.
Livret: ExMacchina Ricordi
Essai + Documentation
Pierre-André Arcand
Déchiquetteuse - Recolleuse
La Déchiquetteuse-Recolleuse est une interface logicielle qui permet la déconstruction et la reconstruction d'échantillons sonores. Conçue par Georges Azzaria et réalisée à Avatar par Mériol Lehmann, elle est le principal outil de composition utilisé dans SPIN, oeuvre sonore publiée en 2006 sur cd par OHM Éditions.

Voici le lien pour accéder au supplément web du CD audio Schallmauer [Le Mur du son], paru en septembre 2009 chez OHM Éditions.
Les archives sonores qui constituent cette suite sont la propriété des sources mentionnées qui les offrent sur le Web dans leur version audiovisuelle intégrale.
CARGO constitue une synthèse de l’ensemble [du travail de Caroline Gagné] en plus de proposer un défi technique et artistique : donner corps à l’insaisissable dans une œuvre installative de grande dimension évoquant elle-même un milieu immense et sublime : l’océan. Le son et la lumière engendrent ensemble cette œuvre née de la solitude et de l’extase, nous projetant entre l’océan et le ciel, à bord de cet objet insolite, devenu méga-instrument pour l’artiste : le cargo. L’installation se déploie dans une semi-obscurité propice à l’apaisement et à l’épanouissement de nos sens.
« Je pénètre d’abord dans un corridor, espace transitoire entre le monde réel et celui imaginaire de l’œuvre, au centre duquel un halo de lumière doré marque le seuil. Après quelques pas, tout près, des cliquetis métalliques sonores, finement dessinés, invitent au voyage, ouvrant sur la gauche un vaste espace obscur au bout duquel flotte un océan noir d’écume dont l’horizon, lentement, vacille. Se libérant doucement de mes rétines, la projection laisse place à des masses sonores : vrombissements et tremblements continus de moteurs. Je glisse pas à pas dans cet espace qui enveloppe mon corps, où se dessine une ligne d’acier, rampe de métal qui m’invite à monter sur un large socle, arche imaginaire, face à la mer. Des vibrations montent le long de mes membres et me traversent. Je suis prise entre le mouvement hypnotique de l’horizon qui balance, les vagues noires qui se désintègrent et renaissent de leurs flots et les ondes vibratiles provenant du sol. Sortir de l’hypnose et retourner à l’œuvre. Je quitte le socle et je commence une déambulation, jouant avec les sources sonores qui chacune diffusent des paysages qui se superposent et dont les échelles, les matières et les distances varient et me racontent le cargo, ses tensions, ses voix humaines mêlées aux machines, ses grincements et ses déchirements. »